Cipher Bliss

Mot-clé - gestion de projet

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 10 mai 2016

Retour d'expérience

Apprendre de son expérience est une capacité trop souvent laissée de côté. avez vous déjà essayé d’identifier les éléments qui vous ont fait perdre du temps dans vos anciens projets? Laissez de côté vos différents entre collègues (si vous en avez, comme dans la plupart des boites), et prenez le temps de leur demander ce qui les empêche de travailler, quelles sont leur principales difficultés dernièrement, et comment les résoudre selon leur avis. En tant que membre de l’équipe, lorsque vous résolvez un souci après bien des recherches pour vous rendre compte que c’était un truc tout simple, notez le dans un carnet. Vous verrez ainsi quels sont les choses qui vous font perdre du temps et que ce sont souvent les mêmes qui reviennent. Durant les démonstrations d’avancement, il est bon de faire un tour de table de retour d’expérience en évoquant des points positifs et des axes d’améliorations. Notez cependant qu’en groupe on ose moins dénoncer certaines choses ou désigner des fautifs. C’est pourquoi il est nécessaire de se renseigner entre quatre zyeux auprès des autres gens. Le but de la manoeuvre n’est pas le lynchage collectif, il convient donc de rester courtois dans ses remarques. Vous serez surpris de voir comme l’esprit d’équipe peut être amélioré juste de cette façon.

vendredi 4 mars 2016

Amélioration continue de l'équipe


Une équipe qui gagne ça ne tombe pas du ciel.


Avez vous déjà essayé l'amélioration continue dans votre équipe?

Car vous aurez beau vous investir dans les méthodes les plus récentes, les outils les plus révolutionnaires,

cela ne donnera pas plus de résultat si vous avez une équipe qui ne cherche pas à s'améliorer à tous les niveaux. Vous faites probablement des erreurs dans votre façon de gérer un projet et ce n'est pas sale, ton corps change.

Faites de la veille


Ne restez pas la tête dans le guidon. Prenez le temps de réfléchir à ce qu'il faut faire et ne réfléchissez pas tout le temps tout seul. Soyez curieux de la façon dont d'autres personnes procèdent. Déplacez vous, posez des questions, apprenez à écouter et à ne rien dire. Il nous faut quelques années pour apprendre à parler, et toute une vie pour savoir nous taire.

Tant au niveau des personnes qui dirigent les opérations qu'au niveau de celles qui mettent les mains dans le cambouis. Cela semble évident, et pourant de nombreux chouettes projets se retrouvent à traîner et à dégouter ses participants pour cause de ce que l'on pourrait appeler un management pourri.

Soyez un meilleur humain


C'est le cas lorsque les opérants se démotivent rapidement, se sentent pris pour du bétail et quittent les projets sans laisser de trace. C'est aussi le cas lorsque l'on ne fait que de gueuler pour se faire entendre et que toutes les choses à faire sont super urgentes sans que l'on sache dire de quoi il faudrait s'occuper en premier.

Travailler dans une ambiance pourrie, avec des collègues pénibles, sans jamais s'y retrouver dans qui fait quoi sous une pression énorme de petits chefs qui se croient plus importants que le reste du monde est un calvaire. Personne ne veut travailler dans ces conditions.

Aussi, il est vital, et je dis bien vital, de mettre en place un moyen d'avoir un regard éloigné sur ce que l'on a fait en équipe, et de pouvoir échanger librement de façon constructive. Ne travaillez jamais avec des gens qui ne reconnaissent pas leurs erreurs ou qui ne souhaitent pas sincèrement faire mieux. On ne fait de la qualité à hauteur de la souffrance que l'on met dans son travail.

Il vous suffit de vous demander "est ce que je fais mieux mon boulot maintenant que l'an dernier?".

"bah j'ai toujours été trop bon, et puis je me suis jamais trompé de ma vie, c'est bien simple, ce sont toujours les autres qui ont tort, cette bande d'incompétents!" Si la réponse ressemble à ça, je plains sincèrement vos collègues. Mais ce n'est pas forcément de votre faute, et tout n'est pas perdu! :)

Dans certains environnements de travail on met en place une procédure vachement efficace: les retours d'expérience (REX). Des réunions mensuelles où toute l'équipe est conviée à se regrouper autour d'une table (en face à face) et à écrire sur un post-it (ou autre chose) un point positif, et un point négatif axe d'amélioration sur ce qui a été fait depuis le dernier REX. Une fois que tout le monde a écrit, on va demander à chaque personne de nous parler une ou deux minutes maximum sur les sujets de ce qu'elle a écrit. Il convient de laisser s'exprimer chaque personne sans lui couper la parole, et en ne faisant aucune remarque, même si vous êtes en désaccord avec celle ci ou que le sujet vous parait évident.

La prise de parole n'est pas réservée qu'aux dieux du projet

ça n'a l'air de rien, mais cela représente un défi insurmontable pour certains. Vous aurez sans doute remarqué que dans toutes les équipes où vous avez participé à un projet, tout le monde n'a pas la même aisance à s'exprimer. Certains présentent des difficultés à formuler des phrases simples et claires pour donner leur avis, ou tout simplement pour dire ce qu'ils ont fait.

Rien n'est évident


Beaucoup ne se sentent pas légitimes dans leur prise de parole. Il est essentiel que tout le monde dans votre équipe sache qu'il est invité à s'exprimer aussi bien sur ce qu'il trouve bien que sur ce qu'il trouve mauvais et qui mériterait amélioration.

Cette méthode simple à mettre en place permet plusieurs choses extrêmement bénéfiques:

On peut distinguer les choses qui déplaisent à plusieurs personnes.
On peut réfléchir à plusieurs à comment améliorer les choses, se partager des astuces.
On est tous au courant de ce qui pose problème, comme ça il y a moins de chances que l'on soit indéfiniement redirigé vers un responsable qui sera toujours quelqu'un d'autre.
La courte (et à peu près égale) durée de parole nous oblige à synthétiser pour éviter de faire perdre du temps à tout le monde.
On est pas tout seul dans son coin si on a besoin de savoir quelque chose.
On facilite la spontanéité des échanges. On s'engage activement à s'améliorer.

Il suffit d'essayer.

samedi 2 janvier 2016

Gestion de projet

(image de chez Hteumeuleu)
Vous avez sans doute réalisé quelques projets et réalisé la déconvenue qu'entraîne une gestion de projet inexistante quand la bise fut venue. Voici donc une série de posts sur mon expérience de la gestion de projets web de plusieurs mois en petites équipes jusqu’a une quinzaine de personnes, applicable également à d’autres domaines que le web comme par example la publication de livres collectifs auto édités auquel j'ai pu contribuer dans une équipe entre ving et trente contributeurs.

Causes générales de retard dans un projet

Un projet s’étire dans le temps bien souvent pour ces raisons:

  • des réponses trop lentes entre les parties, client et autres équipes sans cesse en congés.
  • des personnes incapables de se débrouiller seules un minimum.
  • deux personnes ont travaillé sur la même chose sans le savoir et se marchent sur les pieds.
  • on ne sait pas à qui s’adresser ni ce dont nos collègues s’occupent.
  • le présentéisme tuant la productivité et la motivation des troupes en leur faisant croire que rester longtemps sur son lieu de travail (et donc ne plus avoir de vie privée ou de sommeil) est une bonne chose.
  • les membres n’ont pas les informations dont ils ont besoin pour travailler.
  • rester avec des pratiques dépassées de plusieurs années.
  • empêcher les gens de travailler pour des raisons de politiques d’entreprise.
  • n’avoir aucune formation aux outils utilisés, ou ne pas avoir d’outils mis en place pour faire gagner du temps.
  • pas de tests automatisés. Vous n’avez donc aucune idée de ce que les dernières modifications impactent dans le reste du code.
  • pas de retour utilisateur. Vous ne pouvez donc pas deviner que ce que vous trouviez très joli est en fait un frein à l’utilisabilité de votre site en plus d’énerver ses utilisateurs.
  • un réseau pourri qui vous empêche de transmettre de gros fichiers en un clin d’oeil
  • du matériel trop vieux pour travailler sans attendre qu’il réagisse. Si vous radinez sur le matériel, vous le paierez en rallongeant le temps que prendra le projet, ce qui coûte en général bien plus cher.
  • pas de backups ni de gestion de version, au moindre disque dur qui meurt vous perdez des semaines de travail.
  • des mises en production peu fréquentes.
  • des boites noires avec lequelles on doit interagir mais dont on a aucun moyen de deviner le fonctionnement.
  • des priorités indéfinies ou incorrectes, un mauvais ordre des tâches.
  • des tâches trop grosses ou trop vagues pour savoir par où commencer, il faut les découper en des étapes bien plus petites.
  • n’avoir aucune vue d’ensemble de l’avancement du projet.
  • croire que tout est urgent, c’est manquer cruellement de discernement.
  • la documentation laisse à désirer, le code n’est pas commenté.
  • on ne retrouve pas des infos que l’on cherche
  • des estimations à trop long terme, ne prévoyez que pour la semaine en cours.
  • l’illusion que l’on peut tout prévoir et que tout se passera sans la moindre difficulté ou changement de cap.
  • accepter toutes les modifications demandées par le client parce qu’on ne veut pas dire non, et vouloir donc faire davantage de boulot dans le même délai.

Nous allons voir plus en détail comment résoudre ces problèmes courants dans les posts suivants.

Et bonne nanée 2016!